Kira kira Osaka
Osaka a, en son pays, la réputation d’être une ville « relax », plus jeune et détendue que sa grande sœur Tokyo. On y va principalement pour manger (on dit volontiers d’elle qu’elle est « la cuisine du Japon »), faire du shopping (Ah bon ? Mais je ne vois absolument pas de quoi vous voulez parler !) et, en gros, la teuf. Certains vont même jusqu’à la qualifier – attention, retenez votre souffle – de « dépravée ». Oui, oui, vous avez bien lu. Pour preuve, à Osaka, « les filles vomissent dans la rue à tout juste 22 heures avant de monter dans des taxis », c’est dire ! Et ouais, moi aussi j’ai bien ri en lisant ce post sur un forum quelques jours avant mon départ.
Cela dit, j’ai quand même relevé des incivilités de taille. Là, un vélo mal garé ! Puis en bas, un mégot ! J’ai même vu un vieux tout bourré fumer dans le métro… J’étais outrée.


J’en plaisante, mais c’est en grande partie pour ça que j’aime aller au Japon. Ce civisme à toutes épreuves et cette différence d’échelle des valeurs, c’est ma toute petite bulle de totale sérénité dans l’année. J’ai encore un petit peu de mal à m’adapter les premiers jours, mais je finis toujours par me faire la même réflexion à mon retour : putain, que la vie serait douce ici si on avait ne serait-ce qu’un quart de leur savoir vivre… Puis aussi que ce serait trop le bonheur que d’être une civilisation qui ne serait pas fondée sur l’effrayant (et aberrant, ça va de soi) concept du péché. La religion ne serait que folklore et les gosses pas traumatisés à chaque passage dans une église, entre la statue d’un mec agonisant sur deux bouts de bois et celle d’un autre tellement transpercé de flèches qu’on le dirait tout droit sorti d’un Hellraiser…
Les tanuki, les renards et les lapins, c’est quand même vachement plus cool, non ? Regardez comme l’homme a l’air content !




Pour le reste, le on-dit concernant le shopping n’en est pas un (c’est à en perdre la tête : les cinq ou six immenses departement stores agglutinés autour de la gare sont reliés par des kilomètres de galeries marchandes en sous-sol) et, même si j’ai très bien mangé, j’ai trouvé la cuisine moins fine qu’à Tokyo (je vous parlerai peut-être du jour où j’ai mangé hawaïen… Si je l’oublie, rappelez-le moi). C’est d’ailleurs le principal reproche que je pourrais faire à Osaka : son manque de finesse, notamment culturel. Rien à se mettre sous la dent en termes d’art contemporain, peu de lieux remarquables à voir… Si ce n’est l’aquarium situé près du port. Mais ça, c’est une tout autre histoire ! Une histoire en quelques points similaires à celle vécue ici et que je vous conterai bientôt si vous êtes sages…
Mais avant ça, si vous le voulez bien, je vous entretiendrai un peu de Kitakyushu. Hop, c’est parti pour deux heures de Shinkansen ! :-)

Ici, le policier est ton ami. Enfin, si t’as rien à te reprocher (ou si tu t’es pas fait choper). La preuve : il n’est pas armé. Et dix jours dans l’année sans se sentir constamment suspecté, c’est pas de trop. Pareil pour les merdes de chiens, l’odeur de pisse dans les ruelles ou les tas de mégots dans le caniveau. Et la politesse (bordel), j’t’en parle même pas ! Allez, c’est bon, tu l’as compris : je suis sortie de chez moi cet après-midi. Ben ouais, faut bien manger. Sinon, c’est vrai, je serais bien restée encore un peu dans ma bulle de déjà si regrettée civilité…
“Perdu dans le traduire” - part 4
En attendant que je digère ces nouvelles aventures nippones pour pouvoir vous en parler, vous reprendrez bien une petite louchée de franponais ? Attention, photographes exigeants s’abstenir.













Sinon, ça marche aussi en italien…

… et la Lufthansa sait comment mettre ses passagers japonais à l’aise.

Enfin, un petit clin d’œil pour les amis Messins !

Aquarium Kaiyukan, Osaka. Contrairement à son confrère le poulpe, cet animal n’a pas fini dans mon assiette.
Le pays où le dîner ne finit jamais
J’en suis revenue. Et, magie de l’Asie, sans le moindre kilo superflu ;-) Morceaux choisis et nostalgie.





Et enfin, pour toi restaurateur français qui semble l’ignorer, voici la composition réglementaire d’un sushi : un tiers de riz, deux tiers de poisson. Et non l’inverse. Wakarimashita ka ?






